vendredi 24 juin 2011

Le e-learning et moi et moi et ... nous !

Ces deux derniers jours je me suis félicitée une fois de plus d'avoir muté (c'est le mot éducation nationale pour "émigrer") dans l'académie de Lyon. J'ai pu, au prix d'une demi-heure de train et 15 mn de métro + tram, assister aux Journées du E-learning et ça, c'était bon.

 
Le e-learning, concrètement, pour moi, c'est Pairform@nce : la plateforme de formation à distance de l'éduc nat, à laquelle j'ai un peu participé et que j'ai testée, aussi. Bon, je l'ai testée en présentiel, ce qui réduit largement le côté "à distance" de la formation.
Théoriquement, le e-learning c'est aussi la découverte d'outils (Moodle et Sloodle notamment, oui oui, en lien avec Second Life) qui ne m'ont jamais paru très motivants, et de parcours de formation qui ressemblaient de très (trop) près à des cours magistraux à lire tout seul dans son coin... Tellement que je n'ai jamais eu envie d'aller plus loin.
Et puis il y a eu e.l@b et notre ambition commune de nous former. Il me faut donc réfléchir à la façon de proposer des formations en ligne qui soient motivantes et valides. Me voilà donc inscrite aux journées du e-learning organisées à Lyon III. Et j'en ai retiré quelques idées à creuser.

Une conviction : 
La formation professionnelle doit se faire de façon mixte (Jean-Paul Moiraud a parlé de "blended learning" dans son atelier sur les mondes virtuels, et l'a écrit sur son blog). Autrement dit en partie en autonomie et à distance, en partie en présentiel avec l'aide d'un formateur / tuteur. Présentiel pourrait vouloir dire présence synchrone (par des outils d'audio ou visio-conférence, ou dans un monde virtuel).
Du coup, et ce n'est pas vraiment nouveau mais ça vaut la peine d'être répété, il me semble important d'intégrer à la formation des activités qui créent une communauté d'apprentissage qui permette de co-apprendre durant le temps de la formation et au-delà. Des outils ? François Bocquet et François Duport proposent une plateforme elgg dans leur formation au C2i2e, avec des activités basées sur un tutorat des plus expérimentés auprès de ceux qui le sont moins, ceux-là devenant les tuteurs de la promotion suivante.

Une perspective : 

Donnée par Thierry Spriet du projet COMES. La plateforme COMES a pour but de faire coopérer des formateur dans la conception de parcours de formation. Placées sous licence Creative Commons "contaminantes", ces formations peuvent être utilisées, dupliquées et modifiées tout ou partie par les formateurs qui les utilisent. Les parcours ainsi recomposés, modifiés, créés sont automatiquement partagés avec le reste de la communauté qui peut à son tour s'en emparer. Un "comité de lecture" définit la ligne des formations à construire et valide certains parcours, ce qui leur donne un label officiel. Au-delà de l'idée de co-construire des parcours et de les améliorer de manière collaborative, je me prends à rêver que l'éducation nationale intègre ce système à Pairform@nce...


Scenarii (ou scenarios, ça dépend de votre religion)

J'ai (enfin) découvert des idées de scenarisation intéressantes dans les formations à distance.
- apprendre en faisant : L'idée de base de la formation Formavia au C2i2e est qu'en faisant on apprend, c'est donc en travaillant les outils numériques pour apprendre, bâtir son portfolio, se mettre en réseau, travailler de manière collaborative, s'informer etc... qu'on apprend à se bâtir une identité numérique apprenante et qu'on peut ensuite y former. Intégrer ces activités à la formation permet d'apprendre à manipuler les outils, à adopter les attitudes et les comportements, à mobiliser ses compétences en matière de numérique et de travail collaboratif. La formation doit ensuite amener à prendre du recul sur ces compétences acquises et mobilisées, pour pouvoir ensuite les mettre en œuvre avec des apprenants (c'est pas un joli mot, "apprenant").
- Utiliser les mondes virtuels pour les séquences de formation en synchrone (voir plus haut) ou pour les échanges avec un conférencier (Voir ce cours de la faculté de Droit virtuelle), ou entre pairs.
- ...

Bon là j'ai mal au dos donc je vais renoncer à l'exhaustivité, et me dire que ce billet est ma façon de penser à voix haute. Mais n'hésitez pas à m'aider à terminer ! Pour vérifier que je n'ai pas compris de travers, et pour assister aux conférences en vidéo, c'est bientôt en ligne sur le site http://www.journees-elearning.com

3 commentaires:

Serge Pouts-Lajus a dit…

Pas de religion qui tienne, il faut écrire scénarios, et oublier ce ridicule scenarii qui ne sert qu'à faire savant. Ridicule ultime avec scénarii.

Scénario est devenu un mot français, on lui a d'ailleurs collé un joli accent. On n'a plus besoin de continuer à le traiter comme un étranger. On l'a adopté. Définitif ! Ca fait des siècles ! Nom d'une pipe !

Jean-Paul Moiraud a dit…

Gloups !

J'arrête de dire et d'écrire scenarii dès aujourd'hui.

Tournée générale de beaujolais (rapport à ma religion) pour mon erreur

:-)

Jean-Paul Moiraud

dpndll a dit…

Si vous lisez l'anglais, je vous conseille la lecture de documents sur le blended learning qui se trouvent sur ce site :
http://www.epic.co.uk/thinking/white-papers.html

Odile Dupont