mardi 20 juillet 2010

Manuels numérisés Seconde

Les manuels numérisés ne sont pas des manuels numériques dans le sens où ils ne sont qu'une version en flash des manuels papiers sans aucune fonction supplémentaire (hormis le zoom). mais tout de même c'est utile pour choisir le manuel de la rentrée !

J'ai ajouté les liens dans le google docs (pour les version déjà en ligne) et voici les liens ici
vers les manuels qui sont déjà (euh... déjà est un bien grand mot) en ligne sous forme numérisée (ie version papier numérisée) :

jeudi 8 juillet 2010

La cartographie comme production d'une idéologie : des alternatives ?

Cette présentation de Berndt Belina, de l’université Goethe à Francfort, est vraiment utile aux enseignants d’histoire – géographie. Elle montre que comme toute représentation du réel, la carte ne peut être utilisée en classe sans apporter un profond regard critique sur la carte, qui passe par la façon dont elle est construite, la mise en lumière de son auteur et l’analyse des outils qui ont été utilisés.

Il prend pour exemple la cartographie de la criminalité, et commence par l’analyse des données : on ne peut cartographier que les crimes qui ont été déclarés ou constatés, et ne parlent pas du reste. Ces crimes sont en outre avant tout des actes auxquels la société a donné un sens. Fumer un joint est ici un crime, ailleurs un délit, et parfois un acte privé légal. Par ailleurs, ces données sont aussi manipulables : la qualification des crimes, le nombre même des crimes relevés peuvent être une réponse à des pressions politiques, économiques, sociales. On remarquera enfin que plus il y a de policiers plus il y a de crimes puisque le métier de la police est de relever les crimes, et qu’il y a plus de chance qu’un crime soit reconnu lorsque les agents de la force publique sont nombreux.
Les données utilisées pour cartographiées sont donc déjà une forme d’interprétation de la réalité.

Passons à la cartographie : le choix des données cartographiées, la façon dont elles sont représentées, dont sont faites les catégories, les seuils, sont déjà porteurs d’une vision de l’espace à représenter. Je ne parlerai pas du choix des figurés, qui est une évidence pour tous les enseignants d’histoire –géographie. Il faut cependant ajouter que sur ces cartes du crimes, les données liées au crimes sont souvent complétées par des informations complémentaires (emplacement des écoles, des stations de métro, etc…) qui suggèrent des explications à la répartition du crime mise en évidence, explications qui n’en sont pourtant pas forcément, les liens de causalité résultant simplement de la coexistence visuelle sur la représentation cartographique.

Pendant cette présentation, j’ai pensé à l’usage qui est faite dans nos classes des cartes du crime à Chicago. Un usage auquel il faut vraiment bien réfléchir : nous utilisons souvent les cartes comme des données et non comme des modèles. B. Belina nous propose trois stratégies pour faire un bon usage de la carte :
-    d’abord, connecter la carte produite avec l’histoire de sa construction, des mécanismes qui ont permis de la produire (auteurs, contexte, données, choix de traitement, choix visuels…)

-    utiliser ces cartes non pour caractériser les espaces dans la ville de Chicago, mais pour mettre en évidence la façon dont les autorités veulent communiquer sur leur action dans la ville, sur l’histoire du contrôle de l’état sur les individus, sur la façon dont est entendue la notion de crime elle-même au moment de la création de la carte ? Ou plus encore, ne serait-il pas plus important de faire émerger les modèles, les représentations du monde, les intentions qui sous-tendent les cartes dont nous sommes abreuvés ? Pour faire travailler sur la cartographie du crime, ne serait-il pas plus approprié, nous dit B. Belina, de faire construire la carte

-    Créer des cartes de la politique sécuritaire : cartographie de la vidéosurveillance, des zones considérées comme peu sûres par les autorités ou par la population, des décisions politiques en métière de sécurité et croiser ces cartes avec celles de la criminalité.

-   
Crime Mapping, Production of Ideology an Alternatives, in Jekel, Koller, Donert, Vogler Eds, Learning with Geoinformation V, Wichmann, 2010.

mercredi 7 juillet 2010

Spatial citizenship

Je suis depuis lundi à Salzbourg, invitée à un workshop, un séminaire, à propos d’un projet (en cours de réalisation) sur ce qui s'appelle en anglais "spatial citizenship" et que je n'arrive pas à traduire (citoyenneté territoriale n'est pas une traduction parfaite...). Néanmoins ce projet est intéressant à plusieurs niveaux.


Un projet d’éducation à la citoyenneté territoriale participative


Ce projet, élaboré par Z-Gis, le laboratoire de l’université de Salzbourg qui travaille sur les Systèmes d’information Géographiques, intervient dans le cadre d’un appel à projets national intitulé « Sparkling Sciences ». Ce projet de recherche vise à établir si la géovisualisation aide au processus participatif, à la communication dans les processus participatifs d’aménagement d’un espace, et de déterminer comment les géomedia changent-ils la communication dans les projets. L’équipe de chercheurs a donc élaboré un scenario à destination d’une quarantaine de lycéens, dans lesquels ils sont amenés à travailler sur l’aménagement d’un quartier de leur ville. Après l’élaboration collaborative d’un constat sur l’état du quartier, sous forme de texte et de cartes, ils sont invités à présenter sous la même forme leur vision pour l’avenir de ce quartier.

Le scenario est vraiment très intéressant quant à la manière d’amener des élèves à collaborer :


1ère étape : L’un des élus de la ville leur présente le problème à résoudre : un quartier en déprise à réaménager, et explique les priorités de la ville (attirer de la population résidentielle par exemple).


2ème étape : Les élèves sont répartis en groupes (chaque groupe responsable d’une partie du quartier), collectent des informations sur le terrain, les présentent aux autres.


3ème étape : Les groupes sont réorganisés de manière thématique : logement, transports, populations fragiles (enfants, personnes âgées) etc... Chaque groupe propose une première vision pour l’avenir dans un forum, est ensuite amené à lire et critiquer les visions des autres groupes sur le forum.


4ème étape : Ils doivent ensuite bâtir un projet thématique (toujours de l'ordre de la "vision" ou des orientations, et non un programme abouti) pour leur thématique, qui prenne les commentaires en compte. Cette vision est rédigée et cartographiée grâce à Google Earth.


5ème étape : Le projet est ensuite présenté en séance plénière, discuté et voté, avant d'être transmis à la municipalité.
Chaque groupe est donc libre de choisir sa stratégie pour parvenir à un constat, ou pour élaborer son projet. Écrire sur le forum et recevoir des commentaire permet d'éprouver cette stratégie, de recevoir de ses camarades un retour critique qui permet rapidement de corriger le tir et de proposer ensuite un résultat acceptable en séance plénière. Pas d'échec fatal, chacun a sa chance de réussir sa tâche.
D'autre part, le fait de travailler en groupe est complété par la négociation en séance plénière, de manière à arriver à un projet collectif qui soit un compromis acceptable sinon par tous, du moins par une majorité. Dans un contexte où les villes intègrent, ou prétendent intégrer de plus en plus les citoyens dans les procédures de décisions relatives à l'aménagement du territoire (le projet du Grand Lyon par exemple), on se dit qu'une semaine comme celle-ci est une excellente formation !

Amener les élèves à la science

L’implication des élèves dans le processus de recherche est aussi original : deux élèves ont été sélectionnés pour y participer : ces jeunes filles de 17 ans nous ont présenté en anglais les résultats de l’expérimentation, elles réfléchissent également à l’élaboration d’un outil qui permette la réflexion collaborative sur l’aménagement d‘un territoire : quels outils participatifs choisir ? Quelles données intégrer dans cet outil ? Leurs réflexions serviront enfin à améliorer le scenario pour les années prochaines. Je regrette seulement que les enseignants n’aient pas été associés à cette recherche, car leur implication aurait pu apporter aux chercheurs leur compétence en matière d’ingénierie pédagogique.

vendredi 2 juillet 2010

Le CRAP-Cahiers Pédagogiques est en danger !

Un coup de fil du cabinet du ministre ce 2 juillet a prévenu le président du CRAP de la terrible nouvelle : la subvention, donnée pour compenser la suppression des postes de détachés et financer le salaire des deux permanents, détachés de l'éducation nationale. Moitié de subvention = moitié de permanents, il n'en restera plus qu'un sur les deux. Pour se faire une idée de la catastrophe : les permanents assurent tout le travail autour des publications, la revue, les hors série, le site et la vie quotidienne de l'association. Comment réussir à sortir une revue avec 10 numéros par ans, les hors série, la réactivité ? On se demande si le but n'est pas justement d'empêcher le CRAP de se poser en force de proposition et de discussion sur l'école...
Alors adhérez au CRAP pour protester contre cette décision catastrophique pour la formation professionnelle des enseignants, et pour l'avenir de l'école.

Voici le communiqué joint du CRAP et du GFEN, car toutes les associations complémentaires de l'école sont concernées.


La pédagogie serait-elle devenue à moitié inutile ? Le ministère de l’Éducation nationale vient de nous annoncer la suppression de la moitié de la subvention permettant le paiement des enseignants employés dans nos deux associations dès la rentrée de septembre.
Depuis des dizaines d’années, nos deux mouvements pédagogiques ont produit un travail considérable en contribuant à la réflexion sur les apprentissages, à la formation des enseignants, à la promotion d’innovations en faveur d’une meilleure école. Une part importante de ce travail repose sur l’action militante de bénévoles, des adhérents de nos associations, de tous les acteurs du monde éducatif qui nous soutiennent, mais il dépend également de quelques enseignants mis à disposition par le ministère, quatre pour nos deux associations.
Ces moyens humains sont essentiels pour assurer la pérennité de nos activités. Il en va de la survie même de nos associations. Mais ils sont dérisoires à l’échelle d’un ministère employant des centaines de milliers de personnes. La décision de supprimer la moitié de ces postes ne peut qu’être interprétée que comme un acte d’hostilité à l’égard des mouvements pédagogiques. L’annonce de cette décision le vendredi 2 juillet avec effet au mois de septembre ne peut que nous contraindre à une réduction brutale de nos activités.
L’école a besoin de pédagogie, a besoin des mouvements pédagogiques. Nous demandons instamment au ministère de l’Éducation nationale d’au moins suspendre cette décision.
Philippe Watrelot, CRAP-Cahiers pédagogiques
Jacques Bernardin, GFEN

Voir aussi le site des Cahiers Pédagogiques

samedi 26 juin 2010

Forum des usages coopératifs


Je suis très très impatiente d'y être. Mercredi commence le forum des usages coopératifs de Brest, avec au programme, du numérique, des territoires, des outils et surtout (pour ce qui me concerne en tous cas) une session éducation des plus alléchantes :
- Mercredi 30 juin deux heures sur la coproduction de contenus et le travail en réseaux 
- Jeudi 1er juillet une thématique estudiantine, avec une réflexion sur le travail coopératif et collaboratif à l'université.
- Vendredi 2 juillet, j'interviens sur la formation des enseignants avec Mathilde Guiné de l'association Outils& réseaux, Sébastien Hache de Sésamath et Hélène Ormières de la SDTICE.

J'ai hâte aussi de rencontrer, ou de retrouver quelques participants qui me tiennent à coeur : Jean-Marie Gilliot, de Télécom Bretagne, et Laurent Flamand, chargé de mission e-education à la région Bretagne, tous deux rencontrés à Ludovia. Monique Argoualc'h, que j'ai eu plaisir ) connaître à Roubaix, au forum des enseignants innovants en 2009, Hugues Aubin dont je découvrirai le vrai visage et que je n'ai rencontré que dans les mondes virtuels, le mythique Loïc Haÿ, Caroline Jouneau-Sillon, une homonyme presque parfaite mais qui doit voler plus haut que moi avec des deux "L", Florence Meichel dont j'ai entendu la voix sur skype, la pétillante Hélène Ormières, et toutes celles et ceux que je n'ai pas vus sur la liste (@milasaintanne, tu t'es inscrite ?) ou que je ne connais pas encore.

Vous pouvez dores et déjà lire les interviews de quelques participants, outre la mienne : Florence Meichel, fondatrice du réseau Apprendre 2.0, Sophie Maheo,  animatrice des carnets Paris Descartes, Emmanuel Maugard (Manûûûû !!!), président des Clionautes, Monique Argoualc'h, enseignante au dispositif relais Rive Droite à Brest et géniale initiatrice d'un projet intergénérationnel.

C'est vraiment un plaisir d'échanger sur un sujet que je trouve au coeur des problématiques actuelles de la profession enseignante : comment travailler ensemble et à distance ? Dans un métier qui, comme le souligne Bruno Devauchelle dans ce billet, se fera de plus en plus à distance, les compétences nécessaires au travail coopératif et collaboratif sont une partie essentielle des compétences des enseignants. Nous avons tout à apprendre des autres en ce domaines, et notamment des autres domaines d'activité qui seront présents au forum des usages.
Vraiment très très impatiente d'y être...

mardi 18 mai 2010

4ème - Deux parcours pour découvrir la révolution industrielle

Inspirée par le jeu "Je suis Jules Richard", livre dont vous êtes le héros créé par Sophie Auvray et mis en ligne sur le site du réseau Ludus, voici un site qui présente deux parcours de vie au travers du XIXème siècle.

http://sites.google.com/site/revolutionindustrielle4/



Parcours 1 : Jules Richard, qu'il faut conseiller pour l'aider à développer son entreprise textile (et plus tard, quand j'aurai le temps, à réussir sa vie politique).










Parcours 2 : Louis Prunel, qu'il faut aider à mener sa vie d'ouvrier et à changer le monde.








Des fiches de travail sont disponible au bas de la page d'accueil, de l'aide en bas de certaines pages (mais mes élèves n'en ont pas eu besoin).

mardi 4 mai 2010

Utiliser la géomatique pour enseigner la géographie.

Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
    L'univers est égal à son vaste appétit.
    Ah ! Que le monde est grand à la clarté des lampes !
    Aux yeux du souvenir que le monde est petit ! 
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, CXXVI, Le Voyage
 Second Life, île de David Rumsey, cartes anciennes, à voir ici


Définition : La géomatique désigne à la fois les données géolocalisées et les outils numériques qui permettent d’acquérir, de traiter et de visualiser ces données géographiques.

 
Application : Cette illustration montre une île de Second Life qui accueille les cartes de David Rumsey, en 2D, en relief ou sous forme de globe. S'agit-il d'un outil de la géomatique ?


 1- La géomatique dans les programmes de géographie au collège

"Pour localiser et situer, pour comprendre et expliquer, les élèves manient cartes et images, de tous types et à différentes échelles, en utilisant régulièrement les ressources fournies par les technologies de l'information et de la communication"
, 6ème, 2008

"Les élèves utilisent pour se situer : le globe, un SIG, différents planisphères [...]"
Programme de Géographie, 6ème, 2008

"Le programme fait référence à l'utilisation de SIG ou globes virtuels qui sont susceptibles d'intervenir à plusieurs moments de l'année scolaire, notamment lors du premier thème « Mon espace proche : paysages et territoires ». Pour mettre en oeuvre les démarches préconisées par le programme, de nombreuses ressources, gratuites ou payantes, sont à la disposition du professeur. La plupart ne sont pas destinées prioritairement à une utilisation en classe mais à une information du grand public. Développées indépendamment, ces différentes ressources utilisent parfois les mêmes données de terrain mais avec des finalités différentes en terme d'utilisation. Le professeur de géographie pourra adapter le choix de la ressource aux exigences du programme et en fonction des choix réalisés par rapport aux possibilités matérielles de l'établissement et les choix pédagogiques opérés."

Eduscol, Ressources pour faire la classe, les Systèmes d'Information Géographique (SIG)

Et dans le socle commun ?

DOMAINE 2 - ADOPTER UNE ATTITUDE RESPONSABLE 
- Faire preuve d’esprit critique face à l'information et à son traitement

DOMAINE 3 - CRÉER, PRODUIRE, TRAITER, EXPLOITER DES DONNÉES 
- L'adéquation entre la nature des données et le type de logiciel détermine la pertinence du résultat des traitements.
- Différencier une situation simulée ou modélisée d'une situation réelle.
 

2- Géomatique et géographie : enjeux 

Il faut réfléchir à la place de ces nouveaux outils dans la discipline géographique : leur potentiel est énorme, leur utilisation hors classe déjà développée, mais il faut pouvoir en faire un usage qui permette aux élèves de "faire de la géographie". 
L'important n'est pas de tout connaître, mais de comprendre comment fonctionne l'espace des sociétés humaines ou les sociétés dans leur espace, de raisonner géographiquement. [...] Dans le raisonnement géographique, assimilé au raisonnement sur l'espace, la carte est un outil fondamental » (Hugonie, 1989).  


 Un outil, même innovant, ne change pas forcément les pratiques. Il faut d'abord penser à ce qu'on veut enseigner, à la façon dont on veut l'enseigner, et ensuite envisager la question de l'outil et de son potentiel.

Les outils de la géomatiques et les cartes qu'ils produisent sont intégrés dans la vie citoyenne. Les pages dédiées aux projets d'aménagement du Grand Lyon en témoignent. Il faut donc que l'école éduque à la lecture des images produites, et comment le faire mieux qu'en faisant construire des cartes ?
3- Quelques outils
  • Des Globes virtuels
Google Earth : le plus célèbre ! C'est un logiciel à télécharger. 
Il permet : 
- d'afficher les images satellite (depuis les années 2000 grâce à l'affichage d'une chronologie)
- d'afficher des informations complémentaires (wikipédia, photos de panoramio, routes, contenus thématiques)
- d'ajouter ses propres repères enrichis de contenus multimedia, et de dessin
- d'ajouter ses propres images et cartes. 
- de superposer et organiser ces couches d'information.

Géoportail

C'est le portail de publication des données géographiques de l'IGN de la France. On y trouve
  • les cartes IGN à différentes échelles, les cartes de Cassini, le réseau hydrographique, les risques, la carte géologique, l'occupation du sol...
  • Des informations complémentaire comme les vidéos de l'INA géolocalisées, monuments nationaux, ...
  • La 3D avec le drapé de la carte IGN et des photographies aériennes sur le modèle 3D
Un exemple de séquence sur Dunkerque utilisant Geoportail
Un exemple de séquence sur Le Havre

Edugeo : C'est la version "édu" (et payante) du géoportail avec :
  • des données supplémentaires sur 22 zones pédagogiques : photos aériennes anciennes, cartes anciennes et brochures pédagogiques.
  • un outil supplémentaire pour le croquis
  • un espace enseignant
  • la possibilité de télécharger les données
  • bientôt un SIG pour l'éducation.
Un exemple utilisant Edugeo sur Le Havre
Un autre exemple utilisant Edugéo : Lagny

Google Maps: 
C'est un outil de viualisation de cartes et de photographies aériennes et images satellites en 2D et fausse 3D (façon Google Earth). On peut aussi y trouver :
- la circulation, 
- des informations supplémentaires (wikipedia, photographies)
- la vue "paysage" avec Google Street view
et y calculer un itinéraire à pied, en voiture ou, dans quelques grandes villes, en transports en communs.
- Il est aussi possible d'y ajouter des repères enrichis de textes et objets multimedia, et de dessiner avec quelques outils limités.

-> Des tutoriels pour une utilisation pédagogique de Google Maps
Un exemple d'activité avec Gogle Maps : Habiter New York
Un autre exemple : l'espace proche
Et encore : le concept de métropole (Paris, Lagos)

Scribble Maps : La même interface que Google Maps sauf qu'on a le choix des cartes (Google Maps ou openstreetmaps) et qu'on peut dessiner sur la carte (outils de dessin) sans login ni mot de passe.

Voir le tutoriel de Cyril Delabruyère
Exemple : cartographier l'espace proche avec Scribble maps
Exemple : exemple d'un littoral industrialo-portuaire






 Twinverse : 
Twinverse est un intermédiaire entre un globe virtuel et un réseau social. Il permet de visualiser les cartes (Google, Yahoo et openstreetmaps), les photographies aériennes et satellite, des photographies de paysages. De plus chaque personne qui entre dans ce monde virtuel se voit attribuer un avatar, peut clavarder avec les autres visiteurs localisés au même endroit, retrouver les personnes connectées, ajouter ses propres informations sur la carte. Twinverse est également relié à Twitter.

ArcExplorer et ses plugin:
Arc Explorer est un logiciel édité par ESRI, le roi des SIG. Il est gratuit, permet de visualiser des données mais pas la possibilité de faire des requêtes sur les données.

  • Des SIG
Un SIG permet non seulement de visualiser des données géographique, mais aussi de les traiter (cartographie), de les superposer et de les croiser (fonction de requêtage).
les Systèes d'information Géographique sont nombreux mais destinés à des professionnels donc chers et compliqués. Les deux suivants ont été réalisés par des enseignants pour des enseignants.

Geowebexplorer est un SIG en ligne, l'enseignant peut y réaliser ses propre scenarii et les élèves y travailler, les réponses étant enregistrées sur le serveur.
WinGis s'installe sur les ordinateurs et les élèves travaillent sur le disque dur de l'ordinateur, les scenarii étant extérieurs au logiciel.

Voir la liste des outils sur le site de l'académie de Dijon

4-Ateliers
  • Dans les exemples ci-dessous, analysez :  
- les notions travaillées
- les démarches mises en place

et relevez les éléments dans lesquels les technologies utilisées semblent pertinentes. 
Vous pouvez également proposer des améliorations (en modifiant éventuellement les fichiers)

Séquence 1 Découvrir Edugéo : l’exemple de la transformation d’une petite ville en périphérie parisienne (Lagny sur Marne,77)

Séquence 2 Utiliser Edugéo dans l'étude du Havre
Séquence 3 Utiliser Géoportail : Habiter un littoral industriel
Séquence 4 Un jeu de rôle avec Google Earth : la boucle d'essais ferroviaires
Séquence 5 Un jeu avec Google Earth
Séquence 6 Explorer les milieux asiatiques avec Google Earth
Séquence 7 Habiter New York (avec Google Maps)
Séquence 8 Habiter son espace proche (avec Google Maps)
Séquence 9 Le concept de métropole (avec Google Maps)    
Séquence 10 Découvrir Scribble maps : l'exemple d'un littoral industrialo-portuaire (Gênes)
Séquence 11 Mon espace proche avec Scribble maps
Séquence 12 Utilisation de Google Earth en sortie pédagogique
Séquence 13 : Utiliser un SIG (arcexplorer) pour étudier l'espace local en 6ème
Séquence 14 : Géoweb Explorer : l'Europe a-t-elle un centre (4ème) (codes d'accès indispensables)
Séquence 15 : Une sortie terrain


  •  Choisissez une partie du programme et proposez une séquence utilisant l'un des outils.


5- Bibliographie


  • S. GENEVOIS (2007), NASA Worldwind, Google Earth, Géoportail à l'école : un monde à portée de clic ? Revue Mappemonde n°85, (1-2007) (Lire l'article)
  • S. GENEVOIS (2008), Quand la géomatique rentre en classe. Usages cartographiques et nouvelle éducation géographique dans l'enseignement secondaire. Thèse de doctorat, Université de Saint-Etienne, UMR 5600. (Téléchargeable sur TEL)
  • E. SANCHEZ, (2009) Innovative teaching/learning with geotechnologies in secondary education. In Education and Technology for a better World (pp 65-74). A Tatnall & T. Jones (Eds.): Springer. (voir l’article)

  • E. SANCHEZ, C. JOUNEAU-SION. (2009). Playing in the Classroom with a Virtual Globe for Geography Learning. In T. Jekel, A. Koller, K. Donert (Eds.), Learning with Geoinformation IV. Heidelberg: Wichmann.

  • GENEVOIS, S. JOUNEAU-SION, C. (2008). Enseigner la géographie de la France avec les "globes virtuels". L'information géographique, septembre 2008 (72), 81-93
  • Sanchez, E. (2008). Les globes virtuels, des outils pour l'enseignement des sciences de la vie et de la Terre. Géomatique Expert n°62, 59-63 (lire l'article)
Voir aussi le portail Symbaloo avec tous les liens