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mercredi 1 novembre 2017

Astuces de correction des copies

Rhâ, encore la correction des copies ! Il faut dire que ce sont les vacances... Vous savez ce que c'est : on les entasse, on les regarde, on espère qu'elles se corrigent toutes seules mais non. Alors on s'y met, café, chocolat, quelques lignes et puis le nez en l'air... On se lève pour un autre café, pour un bisou de nos enfants qui, bizarrement, nous manquent beaucoup à cet instant précis. Bref, c'est lent, c'est long.
En plus il faut écrire des commentaires dans la copie, on se répète, c'est pfffff.....

Du coup j'ai quelques astuces (warning : c'est pas super innovant, vos faites sûrement pareil depuis trois siècles) :

1) Je fais ma correction avant de donner le contrôle. 

Parfois je fais même un tableau, comme ça par exemple




(vos avez vu, ma correction me fait souvent grille d'évaluation en même temps.)
Avant d'imprimer je corrige quelques copies car il faut parfois adapter un peu... soit parce que mes consignes n'ont pas été claires (mes premières S en ont fait les frais avant les vacances...) soit pour éviter les grosses catastrophes.

Voilà, du coup je m'épargne les répétitions (et une correction fastidieuse en classe où je ne reprends que les grandes lignes)

2) Je rythme ma correction avec un super chronomètre de compétition


http://www.minuteur-en-ligne.fr/minuteurs-pomodoro

Je corrige une copie, je vois combien de temps je mets, et j'entre dans le minuteur Pomodoro une série de x copies. Par exemple pour une copie que je corrige en 10 minutes, je mets 10+10+10+10+10+5 , soit 5 copies et la pause.

Petit plus : la tablette de chocolat pas loin, pour la pause

Voilà, je pose ça là, au cas où ça serve à quelqu'un.

dimanche 25 octobre 2015

Un bilan de Classcraft, an I

Vous me le réclamez*, vous l'aurez ! Voici quelques lignes de bilan de ma première année de Classcraft. Je commence par l'essentiel :

Le bilan est positif. Je rejoue cette année c'est un signe. 


Allez, salut maintenant, j'ai encore deux paquets de copies à plus !

Nan je rigole, je vais détailler un peu.

D'abord Classcraft a répondu à au moins deux de mes besoins. Le premier (le moins important) c'est qu'il a permis de maintenir toute l'année une bonne ambiance de classe. Ca a l'air idiot mais j'aime bien j'adore qu'on m'aime, qu'on me sourie, qu'on rigole même dans mes classes. Je sais, enseigner n'a rien à voir avec les sentiments, m'en fous j'aime bien qu'on m'aime quand même. Et après que j'ai chanté du Dave devant 35 gamins hilares, après avoir récité un poème à la gloire de mon élève le plus agité, après que chacune des 6 équipes m'ait écrit et récité un poème à ma gloire, je peux vous assurer que les relations prof-élèves prennent un tour sympathique. Plus sérieusement, le fait que l'enseignant prenne des risques lui aussi dans la classe (en étant un peu ridicule parfois) permet à chaque élève d'accepter de prendre le risque de s'engager dans le cours. Je vous vois venir.
"Prendre des risques ??? Mais que se passe-t-il donc dans ses classes ?"
Rien de plus que dans la vôtre, mais pour certains élèves, ouvrir leur esprit à des idées nouvelles, s'essayer à penser, voire même participer aux activités, c'est risquer de remettre en cause les idées reçues qui circulent dans son environnement extra-scolaire, risquer aussi de se faire traiter de fayot (ça ne doit pas être le terme actuel mais je ne m'adresse pas à des ados boutonneux alors vous aurez compris).

Mon deuxième besoin est apparu le premier jour lors des entretiens individuels menés en compagnie du prof principal. Là, j'ai 7 ou 8 gamins, des garçons surtout, qui ont avoué être arrivés en seconde générale en dépit de leur souhait d'orientation. Des jeunes gens qui auraient préféré être en lycée professionnel ou technologique, par choix d'orientation ou convaincus de ne pas être au niveau. Là, j'ai eu quelques sueurs froides. Certains affichaient tous les clichés du jeune de banlieue (jogging, casquette, accent) - alors qu'ils habitent au mieux dans une ville de 6000 habitants entourée de vignobles et de pâtures, ça fait rire, un peu. Mais quand on est prof ça fait surtout penser à une année un peu agitée par de petits rigolos qui prennent la classe pour une scène de théâtre sur laquelle ils vont pouvoir concourir au prix du plus drôle, du plus provocateur, etc. Les avatars de Classcraft (vous savez : les rôles de mage, de guerrier ou de guérisseur) ont permis à chaque élève de se cacher derrière leur personnage. Lever la main pour participer, ça n'était plus fayoter mais tenter de gagner le jeu. Nettement plus cool. Ca, ça a super bien fonctionné !!! Impressionnant. Je ne citerai pas de nom, mais j'ai eu quelques Kevin, quelques Brenda qui ont montré des compétences vraiment insoupçonnées (même et peut-être surtout par eux-mêmes), y compris dans des domaines très scolaires (ahhh la première compo de Christopher... sa casquette a fait un tour sur elle-même quand il a lu la note !**).

Astuce Classcraft : Faire mourir les élèves un peu plus souvent...


En revanche, Classcraft n'a pas DU TOUT permis de résoudre mon troisième problème : discipliner les élèves. Je ne parle pas de discipline militaire mais simplement de respect de la parole de l'autre, juste ça. Là, vraiment, aucun effet. Normalement, ça aurait dû : bavardage, moins 5 HP. Pour des jeunes qui passent leur temps à faire des blagues à haute voix, se taquinent les uns les autres, s'interpellent, prennent la parole sans la demander, la mort arrive vite... Et la mort c'était risquer 2 heures de colle le mercredi soir, rien de moins ! Pourtant rien. Pareil pour la collaboration : rien. Des pouvoirs individuels, très peu de collectif, les points de collaboration jamais réclamés...

Mais je crois que j'ai compris. Pour réussir dans ce domaine, il ne faut pas hésiter à faire mourir les élèves. Et moi, je n'arrive pas à tuer. Même pas à blesser.

Je rejoue cette année avec une classe de seconde et bientôt une classe de première. Ma deuxième classe de seconde a pour le moment globalement refusé de jouer. Plusieurs élèves ont joué au collège et n'ont pas apprécié. Pour le moment les autres ont vaguement envie mais pas assez pour mobiliser suffisamment d'élèves. Une classe de terminale a aussi réclamé le jeu mais là, je fatigue un peu. C'est que ça demande un peu d'énergie de mettre en place les aspects matériels (se connecter au site en plus de l'ENT...) et de gérer le groupe de cette façon (noter le plus souvent possible les points d'HP et d'XP, se souvenir des pouvoirs des uns et des autres, ...)
J'ai pris des bonnes résolutions : j'ai supprimé tous les événements du jour qui faisaient perdre la vie ou trop d'HP gratuitement (c'est assez mal vécu et ça me semble être difficile à justifier, ça ne correspond à rien dans la vie de classe), je supprime des points de vie très facilement. Je valorise plein de trucs aussi. On verra si ça marche...


Bon cette fois je retourne à mes copies. Ah non, à mon lit. Bonnes bises mes deux lecteurs impatients !

* C'est pas du tout une façon de me vanter, de vous faire croire que des tas de gens sont suspendus à mes billets. Non pas du tout. Des gens m'ont vraiment demandé un billet de bilan. Si, c'est vrai. Deux. Deux ça fait plusieurs non ?

** Je sais, je note encore. J'ai la flemme.

dimanche 14 septembre 2014

Jouer à Classcraft avec mes secondes : épisode 1 Pourquoi je joue ?

Oh purée que c'est bon de retrouver des élèves !!! C'est vrai, ils sont jeunes, frais, enthousiastes... Oui mais hum... en entretiens individuels lors de leur rentrée, j'ai entendu des trucs qui m'ont inquiétée :

- Je ne sais pas m'arrêter de bavarder (5x)
- Je voulais aller en lycée professionnel (2x)
- Je suis nul(le) en maths (218 X sur 35 élèves)
- Je suis nul(le) en (français, sciences physiques, etc...) (12x)

Et puis j'ai ouvert la porte de la salle voisine où les 34 élèves qui n'étaient pas en entretien individuel travaillaient déjà. Et là... J'ai refermé la porte.

35 élèves de seconde dont 7 bavards (5 honnêtes et 2 qui essaient de le cacher), 2 qui ne se sentent pas à leur place (au moins) et 250 qui doutent de leurs capacités... J'ai eu envie de fuir. Je me suis sentie perdue, moi qui déteste punir, sanctionner, qui a une tendance maladive à comprendre pourquoi ____________ (complétez par vous-même : j'ai pas mes affaires, j'ai pas fait mon travail, je parlais à mon copain, j'ai pas appris, j'ai oublié, je vous jure) .

Et puis j'ai respiré un coup et pris une grande décision : je vais jouer à Classcraft avec mes 205.


Classcraft c'est un jeu de gestion de classe créé par mon copain Shawn Young (oui tu as bien lu, internaute : je me la pète, Shawn est mon copain on a bu des coups ensemble et il m'a vue en pyjama. Hé ouais). Vous lirez les règles ici et vous pourrez même vous créer un compte gratuitement pour voir.

Premier cours. Je présente ma façon d'envisager l'année et puis, le coeur battant, je leur explique le jeu. Le coeur battant ??? Mais pourquoi donc ??? Jouer avec mes élèves j'ai déjà fait plein de fois ! Oui mais là....

  • c'est un jeu sur l'année. Si je me plante, argh. 
  • c'est un jeu qui nécessite un accès en classe, à chaque cours, à la plateforme en ligne qu ine fonctionne que sous Chrome. Et moi je suis dans un établissement scolaire. Vous voyez un peu l'angoisse ? 
  • c'est un jeu et moi je suis prof avec un programme : est-ce que je vais perdre ou gagner du temps ? 
  • est-ce que mes chefs vont accepter que j'utilise la version complète (gratuite mais... regardez les conditions de la version freemium) ? 
et puis surtout : 
  • est-ce que ça va fonctionner avec mes élèves ? 
J'ai commencé par argumenter auprès des chefs qui, je l'avoue, ont bien fait leur boulot en regardant les règles du jeu et en m'accordant une heure. Leurs questions sont intéressantes :
  • Est-ce que ça ne crée pas une exception parmi les élèves dans l'application d'une règle commune au lycée ? 
  • Certaines règles sont contraires au règlement intérieur. On fait comment ? 
  • Certaines règles prévoient d'ajouter 5 ou 10mn de temps supplémentaire à un devoir sur table. Est-ce juste, alors que les élèves constituent un épais dossier pour obtenir un tiers-temps ? 
  • Ces règles qui ajoutent ou suppriment du temps pour faire les devoirs sur table mélangent le pédagogique et le disciplinaire. 
Mais ils ont visiblement été sensibles à mes arguments puisque je joue avec leur soutien. Et mon argument principal a été : Je joue ou je meurs Je joue pour qu'ils se mettent au travail sans que j'aie à leur botter les fesses. 

Donc on joue, avec le version freemium qui nous permet de modifier les règles du jeu et d'avoir des forums sur le site du jeu, pour les trucs les plus notables. A condition que je signale aux élèves qu'acheter des trucs dans le jeu n'est pas souhaitable vu qu'ils peuvent les avoir gratos, et que je fasse une info aux parents. 

Je vous l'avais dit qu'ils étaient chouettes mes chefs.

Prochain article : comment j'ai lancé Classcraft dans ma 205.






jeudi 11 septembre 2014

Résultats d'enquête "tablettes à l'école" 2/5 : Usages en classe

Lors de l’enquête menée dans le cadre de mon stage chez Maskott sur les usagers des tablettes à l’école, j’ai découvert des usages très variés depuis la maternelle (et je ne parle pas de mini jeux, hein !) jusqu’au lycée. Ces usages utilisent les caractéristiques techniques de la tablette : sa légèreté, sa petite taille, ses outils intégrés, sa connectivité. Et une interface souvent intuitive.

« Trouvez moi ça sur internet »


La tablette est d’abord un outil de consultation. Déjà présente dans la classe, dans l’armoire ou dans le cartable de l’enseignant, elle est donnée à l’élève pour aller chercher des informations sur internet, ou dans l’encyclopédie présente sur la tablette. Une enseignante, TZR, se sert de sa tablette comme d’un cartable : elle y stocke ses cours, ses documents, qu’elle vidéo projette pendant la classe.
D’autres ont passé du temps à trouver des applications pertinentes, des jeux, des quizz, que les élèves ont plaisir à utiliser. Certains collègues enfin utilisent la tablette comme un outil de remédiation en pédagogie inversée : les élèves qui n’ont pas lu, écouté ou regardé le cours avant la classe sont invités à le faire en classe, sur tablette, pendant que les autres s’engagent dans l’activité prévue par l’enseignant.


« Enregistrez-moi ça ! »


Mais la tablette est aussi un outil de collection de traces. Dotée d’un appareil photo, d’une caméra vidéo, d’un capteur de son, d’un logiciel de carte avec géolocalisation, de logiciels de traitement de texte et de dessin, une tablette est le « couteau suisse » de la classe, expression souvent reprise mais assez juste. On voit donc des élèves qui font un reportage en images dans le lycée sur le civisme, collectent des images et en font un montage commenté (dans powerpoint pour le coup mais ça pourrait être un traitement de texte, book creator, un blog ou le site du lycée). Au lycée encore, une prof d’EPS fait amener la mallette de tablettes au gymnase pour les cours qui demandent un geste technique : gym, lancers… Les tablettes sont à disposition, les élèves se filment, se regardent, recommencent… et effacent à la fin leurs gestes ratés. Se filmer pour préparer l’oral, s’enregistrer en train de lire, prendre des notes du cours… Des choses simples finalement côté élèves, qui nécessitent pourtant souvent un gros effort de la part de l’enseignant, lorsque les tablettes sont conservées au CDI, loin de tout, dans des mallettes de 15 à 20 kg chacune.

« Créez ! »



D’autres usages sont plus complexes, et utilisent la tablette comme un outil de création. Des enfants de maternelle créent l’annuaire de la classe (ou le trombinoscope) en se photographiant, en écrivant leur prénom et en créant un bouton qui permet d’entendre le prénom à la demande. Pour les plus grands, on pourra détourner le portrait croisé en demandant à chaque élève de présenter son camarade sur une page de l’annuaire, par écrit, de faire enregistrer la version anglaise ou espagnole. La tablette, c’est aussi le cahier de vie, rempli à tour de rôle, qui part dans les familles, chacune son tour, chaque semaine. Book Creator est souvent cité : les élèves deviennent créateurs de leur propre manuel, ajoutant des documents, des questions, des sons, des vidéos pour concevoir un support de cours qui sera peut-être utilisé et enrichi par la génération suivante. Des élèves de collège créent des frises chronologiques, des Tellagami et utilisent les tablettes au CDI pour créer le journal du lycée
Et puis la tablette est un outil de publication, et tous ces travaux peuvent être envoyés sur le cloud, blogués, partagés.

« Soyez autonome ! »

Contrairement à l'ordinateur qui nécessite une salle informatique, la tablette est un outil individuel : on peut donner une tablette à quelques élèves et pas aux autres. Son interface très intuitive débarrasse l'enseignant de toutes les interventions habituelles en salle info : "m'sieur j'y arrive pas", "madaaaaame ça marche pas" etc...  Elle est donc souvent utilisée pour autonomiser les élèves : des activités de groupe, dont les consignes sont distribuées via un ebook par exemple. Ces activités sont souvent des tâches complexes, l'élève utilise alors la tablette à la fois comme accès aux ressources dont il a besoin, en ligne le plus souvent, ou dans l'encyclopédie installée sur la tablette, et comme outil de création d'un objet numérique. L'un des enseignants pratique la classe inversée : les élèves ont des vidéos à regarder à la maison, ou des textes à lire. Mais le risque, c'est qu'ils n'ait pas vu ou lu le cours avant... C'est pire qu'un cours magistral pas écouté ! La solution : donner une tablette à ces élèves, les mettre dans un coin de la salle à faire en classe ce qu'ils auraient dû faire à la maison. Bon, il ne faut pas que ça arrive trop souvent.... Mais j'aime bien l'idée de ne pas abandonner ces élèves-là, dans un système qui est très à la mode ces temps-ci. 

« Bougez ... Mais pas trop loin, hein ! »


L’un des atouts de la tablette, c’est sa mobilité. Je constate que cette mobilité est utilisée surtout au sein de la classe et rarement en dehors. La déconnexion hors les murs, la peur de casser, … Néanmoins, la tablette utilisée dehors est un trait d’union entre l’extérieur et la classe : elle sert à prélever des éléments du dehors qui seront ensuite utilisés en classe dans une activité d’analyse ou de synthèse. Dans ce collège de l’académie d’Aix-Marseille, les élèves ont conçu un parcours dans le village à destination des visiteurs valides et aveugles : le trajet est lisible sur la carte, avec des points d’intérêts commentés à l’écrit, photos à l’appui, et à l’oral, avec force descriptions. Entre chaque point, le parcours est décrit oralement, avec des détails qui pourront guider un aveugle (penser au bruit et à l’odeur, au toucher plutôt qu’à la vue). Des applications spécifiques permettent de programmer des parcours : Google Maps bien sûr, et aussi Tactileo Maps (une application de Maskott, en test pour le moment, un outil génial qui permet d’insérer des vidéos et des documents .doc ou .pdf dans les points d’intérêt, de masquer / démasquer les contenus lorsque l’élève s’approche etc… Mais je vous raconterai plus tard).


La tablette n’est quasiment jamais (dans mon enquête) connectée à l’intranet. Les enseignants utilisent donc Evernote de manière assez générale pour transmettre les consignes et récupérer le travail de chacun. Parfois c’est aussi Dropbox, ou un site du cours, ou un pdf transféré sur chaque tablette via l’application kindle.

Ce qui frappe dans ces usages, ce n’est pas tant la différence avec les ordinateurs, mais la facilité de prise en main des outils par les élèves. Les témoignages concordent sur le fait que les problèmes techniques sont moindres. On échappe avec la tablette aux erreurs de manipulation, aux hésitations des élèves qui plombent les premières vingt minutes d’un cours en salle informatique. J’ai été impressionnée par des usages très complexes (book Creator, insertion d’images prises dans la classe, de sons prélevés et de texte) par des élèves non lecteurs en début de grande section. La complexité est plutôt pour l’enseignant, mais j’en parlerai dans un troisième billet.


Merci à Ghislain, Fred, Aurélie, Véro, Joëlle, Estelle, Celia, Sylvie, Stéphanie, Christophe, Anne, Fabienne, Anne-Marie, Joani, Jacques, Anne-Marie, Emilie, Arnaud, Daniel, Olivier, Philippe, Laure, Géraldine, Pascale, Benjamin et les autres pour leur dynamisme, leur disponibilité, leur créativité.

mardi 26 août 2014

Ludovia #11 ou la salade de fruits du numérique

J'ai retrouvé Ludovia (après une pause pouponnage) avec un plaisir décuplé. D'abord parce que c'est l'été et que ça, en août 2014, c'est grand luxe. Mais pas que...


Je viens à Ludovia depuis au moins 5 ans, et même si j'ai adoré le mélange des publics, l'ambiance festive, l'accueil des Aurélies, de Laurence et autres membres de l'équipe menée par Eric Fourcaud (c'est le côté sucré et coloré de ma salade de fruit), je dois avouer que j'étais un peu lassée des tables-rondes interminables et pontifiantes, des conférences sous un chapiteau inconfortable et des barcamp aux assistances passives.
Mais Ludovia 2014 (On dit Ludovia #11, parce que c'est la 11ème édition) m'a reconquise. Comme la table-ronde inaugurale ne le laissait pas deviner, Ludovia a changé de formule pour aller vers la simplicité : plus de biathlon numérique, plus d'activité ludique, je pourrais râler (j'avais adoré la balade à cheval en 2012 et le trail de montagne en 2011 !) mais j'ai le temps de papoter avec Laurence Juin, François Jourde, Bruno Devauchelle, Pascal Nodenot, Virginie Paillas, Christophe Batier, Lyonel Kaufmann, Jean-François Cerisier entre autres co-colloqueurs. Et je ne connais pas d'autre colloque où j'ai l'impression d'être la meilleure pote de ces gens-là tout en discutant de ressources numériques, de mobilité, d'équipement numérique et de pédagogie. C'est bon pour l'ego, c'est moi qui vous le dis !

Hier soir, le débat animé par Bruno Devauchelle était tout à fait dans cette veine. Une ouverture théâtralisée a permis de lancer une analyse croisée du travail de Bibliothèque sans Frontière pour adapter à la francophonie le travail de la Khan Akademy. Jean-François Cerisier pour un éclairage centré sur les usages du numérique dans le champ éducatif, Dominique Cardon pour les aspects plus informatiques et Jean-Mars Merriaux pour les aspects éditoriaux. Un compte-rendu est en cours, je ne vous en dis pas plus, mais la discussion a fait émerger des éléments d'analyse des outils destinés à l'éducation vraiment pertinents.

J'ai eu un peu peur ce matin en constatant que la table-ronde avait repris sa forme conventionnelle, quoi que moins surpeuplée que les années précédentes. Est-ce parce que le chapiteau est moins confortable que l'amphi du Casino ? En tout cas une véritable discussion a remplacé la traditionnelle succession des présentations. Un enseignant du premier degré, une enseignante-chercheuse à l’Université Autonome de Mexico, Alain Thillay pour la DNE, Jennifer Elbaz de la société BrainPop et une représentante du Groupe EDITIS ont donc parlé ressources, accès aux ressources, production de ressources, modification de ressources, rôle des ressources numériques ... jusqu'à la n-ième présentation d'Eduthèque qui m'a fait lâcher l'affaire.

Bien m'en a pris. J'ai pu trouver un siège devant la table surpeuplée de François Jourde lors de l'explorcamp. C'est qu'il présentait son travail formidable sur le manuel augmenté. Il utilise Aurasma (gratuit et sur demande une licence premium pour les enseignants) pour ajouter à son manuel de philo des ressources complémentaires conçues par lui ou par ses élèves. Concrètement, ses élèves ouvrent l'application Aurasma pour scanner une page du manuel, et voient apparaître à certains endroits de la page des vidéos, des images, des icônes qui déclenchent des vidéos ou mènent sur des liens extérieurs, sites ou quizz. Ce qu'il a montré sur le manuel peut être fait avec des copies, la salle de classe ou n'importe quelle partie du monde réel, le tout avec une apparente facilité. Je suis impatiente de tester, et pour en savoir plus c'est ici.


J'ai vu aussi plusieurs enseignants montrer comment ils créent les capsules qu'ils utilisent en classe inversée, avec des Tellagami ou des vidéos créées avec Adobe Voice. Parmi eux, la charmante Marie Soulié.
Une collègue prof doc a enfin attiré mon attention avec la création d'une application de bibliothèque virtuelle au lycée, conçue avec AppYet.

Bon je vous laisse, j'ai un autre Explorcamp à écouter avant le barcamp de @frompennylane et @Batier.

lundi 25 août 2014

Résultats d'enquête "tablettes à l'école" 1/5 : les dispositifs matériels

Chose promise, chose dûe. J'ai demandé il y a quelques mois des volontaires pour répondre à mon enquêtes sur les usages des tablettes à l'école. Vous êtes une vingtaine à avoir accepté de participer à un entretien d'une petite heure et c'était passionnant. J'ai découvert des enseignants investis, passionnés, toujours en recherche du mieux pour les élèves. Et j'ai été effrayée de découvrir combien les conditions étaient difficiles pour enseigner avec des tablettes. Enseigner avec le numérique, c’est déjà compliqué : c’est intégrer dans un écosystème déjà riche de personnalités diverses, de conditions matérielles éclectiques, de contenus scientifiques parfois costaud, de points de didactiques délicats, un matériel qui marche parfois très bien (!!!) et une ouverture sur l’extérieur qui fait peur. Mais les tablettes… C’est plutôt une affaire de profs motivés ! Allez, je vous raconte ce que j'ai appris, avec l'idée d'en tirer quelques leçons sur les différentes façons d'intégrer les tablettes dans la classe.

Ce premier billet présente les différents dispositifs "tablettes" que j'ai rencontrés. Je raconterai dans un autre billet la façon dont les enseignants intègrent les tablettes dans leur dispositif d'enseignement. Je pense qu'il faut aussi raconter les difficultés qu'on rencontrées les enseignants et la façon dont ils ont surmonté les difficultés. Je terminerai par un bilan des besoins des enseignants et des préconisations de choix et d'organisation des tablettes.

Combien de tablettes ? 
Dans les classes, les dispositifs vont de une tablette pour le prof ou pour la classe à une tablette par élève.
  •  La tablette de l'enseignant, qu'il transporte avec lui entre ses classes, voire entre ses établissements (oui oui, il y a de plus en plus d'enseignants sur plusieurs établissements, de plus en plus de TZR, tout ces trucs hyper pratiques pour construire des projets, des pratiques de classe tout ça). 
  • La tablette de la classe, dont les élèves s'emparent plus ou moins régulièrement, que l'enseignant a gagnée, que l'école a achetée, qu'un parent a donnée...
  • Quelques tablettes obtenues, achetées, prêtées, d'OS parfois différents (la palme revient au collègue qui a deux Ipad, quelques tablettes windows, quelques Kindle Fire et des ipod touch). 
  • Une malette de 12, 15, 18 ou 20 tablettes soit une tablette pour deux, stockées dans un endroit qui permet théoriquement à chacun d'y accéder : la salle des maîtres, le CDI
  • une tablette par élève en classe, souvent dans deux mallettes très lourdes qu'il faut transporter entre son lieu de stockage et la classe.
  • une tablette qui est donnée pour l'année à chaque élève (merci le conseil général).

Et la connexion ? 
Les tablettes sont utilisées en classe comme des outils de création de contenus (photos, vidéos, texte, livres...) mais aussi de consultation. La connexion est donc importante. Souvent, les mallettes de tablettes sont donc accompagnées d'une borne wifi, parfois d'un ordinateur. Parfois, la salle de classe est équipée plus ou moins officiellement d'un wifi qui permet aux tablettes de se connecter. Mais il arrive aussi trop souvent que la direction de l'établissement interdise le wifi, ce qui rend un peu compliquée l'utilisation des tablettes. Mais pas impossible, remarquez bien, j’ai rencontré des débrouillards de chez débrouillards qui faisaient des merveilles : utiliser son téléphone personnel comme une antenne wifi lorsque son abonnement le permet, imaginer une utilisation déconnectée en classe, quitte à amener les tablettes chez lui pour trouver une connexion, ou monter un réseau inter-tablettes assez hallucinant d’inventivité (j’en parle dans le billet suivant).

Par ailleurs, les tablettes sont souvent connectées au vidéo projecteur soit directement par un cable (ce qui limite la mobilité) soit par bluetooth, soit via l'ordinateur. Ou alors pas du tout. Je n'ai pas rencontré d'enseignant utilisant une piratebox (un dispositif qui fait serveur et réseau wifi au sein de la classe) mais ça doit exister… 

Où trouver ce matériel ? 
L'origine du matériel n'est pas plus homogène que le reste. Si l'éducation nationale était nationale, ça se saurait. Chacun (qui est du métier) sait que le matériel est à la charge des collectivités. Parfois donc les tablettes sont fournies par le conseil général ou la région à chaque élève sans qu'aucun prof n'ait rien à demander ni rien à choisir d'ailleurs. Ailleurs, il faut répondre à un appel à projet de la collectivité, choisir son matériel et l'organisation du dispositif. Les CRDP (pardon : Canopée) prêtent aussi du matériel pour une période de 7 semaines en général, entre deux vacances. Certains établissements financent également les tablettes sur fond propre. Enfin, certains collègues dégourdis ont réussi à se faire prêter des tablettes par un établissement voisin qui ne savait pas quoi en faire (si si ça existe).


Les tablettes semblent être le dernier cri en matière d’équipement numérique des établissements scolaires. C’est en tout cas l’équipement le plus médiatique. Mais le passage de l’objet tablette dans les pratiques des enseignants et dans les mains des élèves est loin d’être facile. Je vous raconte ça dans un autre billet. 

lundi 24 janvier 2011

Une séance d'ECJS

Ce matin, séance d'ECJS avec ma classe de Terminale qui n'est pas (collectivement parlant) la plus motivée de la planète. Des jeunes sympas, c'est sûr, mais cette heure d'ECJS tous les quinze jours c'est... comment dire... Enfin ce matin c'était plutôt instructif.

 

Pour publier ce travail sur "Usages et dangers d'internet", ce groupe avait choisi (même pas à l'unanimité) une page Facebook. Il y a quinze jours, rédaction d'un argumentaire à destination de la proviseure (Oui oui, on le publiera sûrement sur ladite page). Ce matin, création de la page et mise en ligne du travail. L'occasion de constater : 
- Que d'un coup, publier du copier-coller pose un problème. 
- Que, de même, les fautes d'orthographe posent un problème
- Que, en revanche et à mon grand désespoir, publier une photo sans vérifier qu'on en a le droit n'est toujours pas un problème. Mais une découverte, ce matin ! Tineye permet de retrouver le site originel de l'image, la page contact pour demander l'autorisation d'utiliser la photo, et nous voilà presque en règle ! *
- Que rédiger un courriel (et le terminer de la manière appropriée) n'est pas plus facile que d'écrire une lettre, mais qu'on est tout proche d'y arriver !
- Qu'à chaque besoin (écrire ensemble, archiver un lien, publier, écrire) correspond un outil qui va bien à qui l'utilise (OK OK j'arrêt avec mes histoires de goût !)
- Que c'est vraiment pénible ces filtres internet qui nous empêchent de travailler mais que toute classe de Terminale** comporte un élève qui connaît le proxy qui permet d'éviter les filtres. Et que de toutes façons ils ont accès à Facebook et à Youtube depuis leur téléphone alors...
- Et que ce matin, j'ai adoré cette séance avec mes Terminales (ne leur dites surtout pas) : je les ai vu travailler, je les ai vu autonomes, j'ai appris des trucs (le proxy) et j'ai même ri. Si si, j'ai ri !

C'est pas tous les jours, hein...

* Dites, mes collègues chéris qui publient des blogs avec des tas de super photos, vous pourriez pas faire un effort pour mettre la source, l'auteur, voire vérifier que vous publiez des images sur lesquelles vous avez les droits... Sans vouloir vous commander bien sûr ! Pas sûr que je le fasse toujours moi-même, mais nous devrions, non ?

* ça marche aussi pour "élève de Quatrième", "élève de Troisième", "élève de Seconde" et "élève de Première", liste non exhaustive.

mercredi 27 octobre 2010

Vie privée - Vie publique : Facebook, les élèves et le prof

Je me rappelle Mme Lenain, ma prof d'histoire en 5ème, qui m'écrivait des lettres que je trouvais sur ma table en arrivant dans la classe. Je croyais qu'elle était amoureuse de moi, ou quelque chose d'approchant, alors que je vois bien maintenant qu'elle me trouvait chouette élève. Mme Lenain, vous auriez été bien embêtée avec Facebook !

Comme je le confiais à Christophe Batier à Ludovia 2010, les rapport profs / élèves sur Facebook me posent question depuis longtemps, et notamment depuis que j'ai coordonné avec ma copine Caro d'Atabékian le numéro des Cahiers Pédagogiques sur le web 2 et l'école.


Causerie2 à Ludovia 2010 avec Caroline Jouneau-Sion
envoyé par Batier. - Cours, soirées et beaucoup d'autres vidéos de la vie étudiante.

Doit-on accepter nos élèves sur Facebook ? Une fois que c'est fait, doit-on regarder leurs profils ? Intervenir sur leurs profils, interagir avec eux via le réseau social ? Caroline d'Atabékian et moi-même avons demandé l'avis de Benoît Drunat, psychanalyste, qui dit en substance : "Laissez ces ados tranquilles sur Facebook". Ce n'est pas si facile... Alors comment faire ? Je vous propose le fruit de ma réflexion, basée sur ma propre expérience. Pas d'analyse scientifique, pas d'étude sérieuse, et donc ça vaut... Une expérience personnelle.

Deux profils

Je crois très important que les enseignants qui ont décidé d'accepter leurs élèves sur Facebook disposent deux profils séparés : l'un pour les adultes (famille, amis, collègues ou que sais-je, selon leurs usages) et un autre pour les élèves et leurs parents. Même si, au départ, vous ne ressentez pas le besoin personnel d'un profil Facebook, si vous n'en créez un que pour répondre à la demande de vos loustics de 4ème B, il arrivera un jour où votre collègue Bernard, votre cousine Jacqueline ou votre pote d'enfance Bertrand vous y trouvera et vous invitera. Vous serez alors tenté de répondre à son invitation pour pouvoir communiquer avec lui, voir les photos du petit dernier de Jacqueline ou raconter les dernières perles trouvées dans les copies. Et vos ennuis commenceront alors.

Deux comptes, il vous faut créer deux comptes, tout de suite. Au diable l'avarice !

Sur ce compte, n'invitez pas vos élèves, sauf cas particulier de projet pédagogique. Attendez qu'ils viennent vous chercher, prévenez-les que vous n'êtes pas spécialement leur "ami" mais que vous êtes ravi(e) d'être en contact avec eux. 

Et ne liez pas ces deux comptes. Ne soyez pas votre propre ami (même si c'est tentant, hé hé, au moins un sur qui vous pourrez compter !)


Les pieds sur Terre

Ceci dit, tout cela n'a pas réglé la question des relations que vous pouvez avoir avec vos élèves, et c'est cette question là que je n'arrivais pas à résoudre avant hier et une discussion avec J.M. Zakhartchouk et Rémy Buchy, du CRAP-Cahiers Pédagogiques.

Quel est le problème, après tout, de cette communication sur Facebook avec vos élèves ?

On voit leur vie privée, et c'est pas toujours beau à voir. On passe les "en couple avec" et les babillages amoureux. Je parle plutôt des photos de beuveries et autres trucs pas très légaux ni civils.


  • Regarder ou pas ? 
On part du principe qu'il vous ont invité(e) et que vous les avez prévenu que malgré tout, vous n'êtes pas copains. Pour ma part je leur ai dit en classe que du coup, je pouvais voir leur profil. Ils assument, donc, en toute connaissance de cause ! Ceci dit, ce n'est pas parce que quelqu'un laisse son journal intime ouvert sur la table que vous allez fouiller dedans... Sur Facebook, pareil ! Voir, mais pas fouiller. C'est une règle de civilité, après tout...

  • Intervenir ou pas ?
J'ai habité dix ans à côté de mon établissement scolaire et j'ai donc trouvé des élèves (de collège !) en train de fumer des joints, de boire de l'alcool ou autres âneries peu avouables. J'ai toujours trouvé normal d'user de ma position d'enseignante et de citoyenne pour intervenir gentiment en faisant de petits rappels à la loi, aux règles. Gentiment pour ne pas me faire casser la figure, quand même ! Il m'est même arrivé de les prévenir que j'appelais la police (ils cassaient les jeux pour les enfants au jardin public, non mais !).

Après tout, dans les écoles de village du début du XXème siècle, les instituteurs de la troisième République ne se comportaient pas autrement... Nous l'avons oublié parce que nous sommes désormais enfermés dans nos maisons, parfois loin de notre lieu d'exercice, et les réseaux sociaux ne font que nous ramener à une situation oubliée... Le dictionnaire de pédagogie de Ferdinand Buisson (qui a lui aussi une page Facebook, mais oui !) nous rappelle le rôle de l'instituteur d'après Jules Ferry :
Un « éducateur », l'éducateur laïque par excellence, celui qui, dans chaque commune, représente non pas tel parti dominant, non pas telle opinion ou telle croyance, mais la société elle-même en tant qu'elle s'occupe de préparer ses enfants pour l'avenir, en tant qu'elle les veut intelligents, instruits, libres, égaux et mûrs pour la vie civique.
Dictionnaire de Pédagogie de Ferdinand Buisson, édition de 1911, article "Instituteurs, Institutrices"

(Vous lirez aussi La  Lettre de Jules Ferry aux instituteurs (17 novembre 1883) si le coeur vous en dit)

Je crois donc qu'il faut intervenir lorsque ça nous démange, que nous sentons que nous sommes dans notre rôle d'éducateur. Mais cela ne signifie pas qu'il faille intervenir sur le même canal. Il faut utiliser le moyen de communication le plus adapté, de l'échange verbal au courriel en passant par la lettre. Voire passer par les parents ou l'assistante sociale si cela vous semble plus adapté. Personnellement, je pense qu'il vaut mieux éviter les conversations privées avec vos élèves sur Facebook parce qu'on se trouve tout de même à la frontière entre public et privé, qui est peut-être nette pour vous, mais sûrement pas pour eux. Après tout, je suis sûre que vous évitez de vous trouver dans une salle fermée avec un seul élève, surtout hors de votre établissement ! Malgré cela, j'ai déjà échangé en privé sur Facebook, avec des élèves pour lesquels je sens (instinct, à prendre avec des pincettes !!!) que cela ne pose pas de problème, et sur des sujets qui sont très éloignés de la vie privée, sur un ton et dans un langage très professionnel.

Le (dé)goût de l'outil

Basés sur les relations humaines, les réseaux sociaux se prêtent mal aux injonctions, aux règles universelles. Facebook est un outil de communication. Vous ne le supportez pas ? Oubliez même que ça existe, et préférez-lui les mots dans le carnet, les lettres, la discussion de fin de cours, voire le téléphone (si si, ça arrive !).

Vous avez envie de l'utiliser avec vos élèves ? Faites-le, mais jamais sans vous poser les questions que vous ne manquez pas de vous poser lorsque vous êtes seul dans une salle avec un de vos élèves. Des questions de bon sens, qui prennent en compte le fait qu'ils sont adolescents et vous adulte, responsable, citoyen et éducateur, que la communication écrite est parfois source de malentendus, que l'écrit reste etc...

mercredi 28 avril 2010

Des outils pour faire des quizz en ligne (avec ou sans vos élèves)

Voici des outils pour faire des quizz en ligne, que m'ont conseillés @alozach, @sstasse, @jbicrel @ticeman01, @ericvottero. Je n'aime pas tellement créer des quizz moi-même mais je trouve intéressant de les faire créer par mes élèves. Du coup, il me faut des outils faciles à utiliser. Et comme je ne peux rien installer moi-même sur le réseau, j'ai besoin d'outils en ligne. Voici donc des outils de création de quizz en ligne faciles à utiliser !

Des sites pour créer des quizz : 
Mes préféré : mystudiyo On peut y ajouter des images (depuis l'ordinateur ou depuis le web), des vidéos, du son ... et il est vraiment très intuitif.
mais il y a aussi  Proprofs quiz qui propose en plus plusieurs types de jeux (mots croisés, puzzles, énigmes etc...)

Sur quizzbiz on ne peut créer que des QCM, avec ou sans images téléchargées depuis l'ordinateur, mais c'est assez simple.

Rébus-o-matic, comme son nom l'indique, propose de créer automatiquement des rébus. Rien de plus facile, le seul travail de nos élèves chéris sera de choisir les mots importants du thème étudié (mais c'est pas mal, pour commencer !)

Des sites portail :
Une mine d'outils sur
http://www.superteachertools.com/

http://classtools.net/

A compléter !
(J'ai volontairement omis netquiz et autres outils à installer sur le serveur)

dimanche 22 novembre 2009

A quoi sert Twitter ?

Juste pour donner suite à une question lancée sur Twitter, les réponses reçues :

frompennylane @cjouneau à discuter avec les copines et faire des concours de #meilleuremamandumonde ;) BOnne journée à vous


gtouze @cjouneau à signaler que les stands des fab4 sont bien cachés tout au fond là où il n'y a ni eau ni wifi


MilaSaintAnne A faire une bise à sa copine ! RT @cjouneau: Je montre Twitter à une clionaute. A quoi sert twitter ?


agentit @cjouneau à poser des questions à la communauté par ex


batier @cjouneau à quoi sert twitter éléments de reponse dans la conference qui commence dans 5 mn http://bit.ly/4rEwrO SPene_lyon1


gabrielito @cjouneau Twitter est une source d'information, permet de faire des recherches auprès d'une communauté plutôt qu'auprès de Google :-)


nathalyc @cjouneau bonne question ;-) Bienvenue à Paris Caro


gtouze @cjouneau à ne pas être seule sur le stand clionautes ?

En résumé ?
- du lien social (qui se prolonge dans la vraie vie : j'ai fini par rencontrer gtouze et elifsu, je connaissais déjà Milasaintanne et batier, je ne désespère pas de rencontrer en vrai frompennylane !)
- de l'information
- de l'aide
- une prise de notes collective

vendredi 4 septembre 2009

Education et Histoire- Géo sur twitter

Après Les Clionautes (http://www.twitter.com/clionautes), le ministère de l'éducation nationale ( www.twitter.com/EducationFrance ), certaines académies (www.twitter.com/acpoitiers, et acCorse) et certains CDDP (ex http://www.twitter.com/cddp37), TV5 monde (EnseignerTV ) le CRAP - Cahiers Pédagogiques est aussi sur Twitter (http://twitter.com/CahiersPedago) ! Bienvenue à eux !
Je ne tenterai pas de vous convaincre de vous inscrire sur ce service de microblogging, néanmoins si vous y êtes, profitez-en !


Rappel : vous trouverez aussi quelques clionautes ou assimilés (ajoutez http://www.twitter.com/xxx) : alozach, cjouneau, gemtice, levequemichel, psallet, jefftavernier, gduboz, fmoreda, CLAVEL_C, atresgots, MilaSaintAnne, histoire, lyonelkaufmann, DavidLandry, mcbd, hugobillard, gtouze, profenhistoire ainsi que les non moins intéressants educations, diversifier, MarioAsselin, russeltarr, eu_schoolnet, noeljenkins, epnwallonie, phwatrelot, ochenevez, GeographyFacts, Vidberg, graeme5, webpedago, chrism, PopulationData, EducNat, Gadzbitch
,

Je n'oublie pas quelques musées : museedelaposte, museumtoulouse et aux Etats-Unis voir http://www.museummarketing.co.uk/?p=132 et http://twitter.com/search/users?q=museum

Et je n'indique pas ici, faute de temps, le nombre grandissant d'enseignants de lettres, de philo, les documentalistes, les profs de maths et de langues vivantes (et mortes ?) dont vous lirez les tweets avec autant d'intérêt que moi !
Rien n'interdit d'aller voir en dehors de notre sphère d'intérêt habituelle : tout l'intérêt de Twitter réside dans l'ouverture à d'autres mondes ! Alors visitez les "Followers" et "Following" des twitter que vous aimez !

jeudi 19 mars 2009

Follow or not follow ?

C'est une question bateau mais je la reprends à mon compte et pour un cas particulier, mais non rare.

Lorsqu'on a un compte twitter non personnel, celui (dans mon cas) d'une association, mais ça pourrait être une entreprise, un musée, une bibliothèque, faut-il suivre des gens, ou se contenter d'avoir des followers ?

Il faut d'abord réfléchir aux objectifs de ce compte twitter. Les miens :
1- informer les followers des nouveautés de l'asso.
2- créer un réseau de sympathisants et rassembler l'info
3- évacuer tous les tweets perso, sympas mais qui brouillent les infos qu'on veut faire passer.
4- écouter ce que les followers ont a dire

Pour le moment :
- j'ai ce compte twitter pour l'asso et un compte perso. C'est de ce compte que je m'abonne à tous les gens qui suivent le compte asso.
- Je retwitte tous leurs tweets intéressants dans le cadre de l'asso.
Du coup je réponds à mon 1, à mon 3 mais pas au 2 et difficilement au 4.

Mais est-ce la bonne solution ? Comment faites-vous ?

Réponse reçues par Twitter :
de @pumpkinograph : Idée: auto-post (tw search + twitrss) de tous les @ nom_asso ou # nom_asso, le compte devient une liste de diffusion!

19 façons d'utiliser twitter en classe d'histoire-géo et éducation civique

Ce diaporama a été traduit et adapté de celui de Tom Barrett (qui ne compte plus 19 mais déjà 21 usages possible !!!)


Twitter et l'enseignement

dimanche 8 mars 2009

Tokbox

Tokbox permet de discuter de visu avec plusieurs personnes de façon simple, sans forcément s'inscrire, et de façon spontanée. La fenêtre vidéo peut se doubler d'une fenêtre de clavardage. Fort utile pour des discussions à distance entre groupes d'élèves, ou entre groupes de profs qui désirent travailler ensemble !


mercredi 4 février 2009

Twitter or not Twitter ?


Depuis quelques mois, je twitte. Et maintenant, je n'envisage plus ma vie (connectée) sans Twitter !

Voilà ce que Twitter m'apporte :

- Je me tiens informée : la guerre à Gaza, l'amerissage de l'avion sur l'Hudson River, le bug de Google dont mes élèves m'ont parlé, la parution du dernier article de ma revue préférée (ou de telle autre que je ne connais pas)...
- Je me forme grâce aux liens de @fmeichel, @MarioAsselin, @Hugobiwan, @... : j'ai suivi des conférences, j'ai découvert l'identité numérique, Second Life et ses lieux éducatifs et culturels, ce qu'est un barcamp, et j'en passe. J'en passe parce que la liste est troooooooooooooooop longue !
- Je reçois des coups de main : pour mon super jeu, par exemple (tu te souviens @fmeichel ?)
- Je donne des coups de main (bon là j'ai oublié lesquels...)
- Je m'exprime, je partage mes coups de coeur et mes colères, j'informe de mes dernières productions.
- Je discute avec des gens que je n'aurais jamais osé aborder avant (ou avec lesquels je n'aurais jamais eu l'idée de discuter !) ;




Comment Twitter ?


1- Créer un compte Twitter
2- S'abonner au Twitter des gens que vous connaissez et dont vous partagez les intérêts/les idées.
3- (du coup ils s'abonnent aussi) - Partager vos liens, vos pensées, répondez à certains twitts
4- Allez voir qui d'autre est abonné à vos flux twitter préférés, abonnez-vous à ceux qui vous intéressent.

et puis inventez la vie qui va avec !!!

Les outils indispensables :

Twitter pour les nuls, quelques éléments pour débutants (par @Don Vita)

- Twitterfox pour les utilisateurs de Firefox. Il permet de twitter directement depuis le navigateur et offre la possibilité d'avoir plusieurs comptes.
- TwittDeck fonctionne en tâche de fonds sur l'ordinateur. Joli gazouillis quand on reçoit un twitt !
- Twitterfeed pour lier vos blogs et flux à votre compte Twitter.
- L'appli Twitter pour Facebook pour que vos twitts apparaissent sur votre mur Facebook

Il doit y en avoir d'autres que vous découvrirez au fur et à mesure. Pour ajouter vos outils Twitter préférés, commentez !

Les inconvénients de Twitter

Parce qu'il y en a !
- La dépendance ! D'autant qu'on peut twitter depuis son téléphone...
- Il faut être connecté sinon tout le temps, du moins souvent pour que cet outil ait un intérêt. Sauf s'il ne sert qu'à communiquer.
- La surabondance d'informations.
- Si vous en voyez d'autres, commentez !